jeudi 22 janvier 2009

Extrait de "La mort au bout des doigts", au sommaire du numéro 5.

« Pourquoi faut-il que les pires crimes arrivent quand je suis sur appel de nuit? » se dit Alex Dumas en avalant une seconde gorgée de café brûlant. Les cheveux en bataille, la barbe de deux jours, les vêtements fripés, le policier marche vers l’auto-patrouille dont les gyrophares découpent la scène en images saccadées rouges et bleues.

Un « uniforme » monte la garde prêt du cordon de sécurité, mais il serait surprenant que des témoins se pointent aussi loin en dehors de la ville. Les phares de sa voiture éclairent le vieux hangar délabré, perdu au milieu d’un champ de Beauport.

Un éclair de cheveux blonds, dans l’embrasure de la porte béante de la structure métallique. Sylvianne est déjà arrivée. Le patrouilleur fait signe à Dumas de passer, et Alex se glisse sous le cordon jaune. Ses pieds s’enfoncent dans le sol spongieux où sont imprimées des dizaines d’empreintes différentes et floues : rien à espérer de ce côté-là. Les techs auront beau photographier et mouler les traces… Enfin, peut-être que ça pourra servir.

Le vieux hangar abandonné, silhouette grinçante, cache la pleine lune.

« Les pires nuits… faudrait que je demande à ne plus faire les pleines lunes. »

Alors, Sylvianne, on a quoi?

— Un groupe de jeunes venus fumer près de l’entrepôt ont été interpellés par un patrouilleur, Johnson. Ils ont trébuché sur le cadavre en se sauvant.

1 commentaires:

S@hée a dit…

Ça donne envie d'en lire plus! :)